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Alimentation

Avec les récents progrès survenus dans la qualité des aliments industriels, ce chapitre est devenu presque inutile. Une rencontre avec un vétérinaire suivie de quelques conseils, et vous voilà paré des notions indispensables sur la diététique du chien.
Importe-t-il de savoir les quantités de calories, de protéines, de lipides, de glucides, de fibres, de vitamines, de minéraux, d'oligo-éléments nécessaires dans la ration quotidienne de votre chien ? Oui, si vous désirez cuisiner pour lui. Mais nul besoin de faire tous ces calculs si vous
Donnez à votre chien un aliment industriel de qualité qui contient tout cela, en proportions idéales, et surtout qui se digère facilement. L'intestin de votre doberman sera seul juge. Ce qui en sortira vous instruira sur la qualité de la digestibilité : des selles sèches, moulées, peu odorantes (et aisées à ramasser, si nécessaire) sont les signes d'un aliment digeste.
Evidemment, nous ne pouvons aborder ici toutes les particularités des régimes spécifiques pour les chiens sportifs, les chiennes en gestation, les chiens souffrant d'insuffisance hépatique, rénale, cardiaque. Votre vétérinaire saura vous renseigner à ce propos.

Pourcentage moyen de protéines nécessaires dans le régime alimentaire
(en poids sec) :

· Chiots en croissance 28-32%
· Chien adulte, entretien 15-20%
· Chien adulte, exercice 25-35%
· Chienne, lactation 29-30%
· Chien âgé 14-20%


Particularités digestives du chien

Le chien est un carnivore ; à l'état naturel, il consomme des proies herbivores, et ingère en premier les viscères, riches en contenu végétal. Le transit digestif est rapide et s'effectue en 24 à 36 heures. Toute modification de la digestibilité du régime sera rapidement apparente par l'état des excréments.
Le chien contrôle mal sa consommation volontaire d'aliment quelle que soit la concentration énergétique ; en revanche, il s'adapte assez aisément à un certain volume alimentaire imposé. Au propriétaire de contrôler les quantités. Le chien est gourmand, mais il n'est pas gourmet et s'accommode bien d'un régime monotone et identique d'un jour à l'autre.
Qu'importe ce qu'il mange, pourvu qu'il mange ! Les éventuels caprices gustatifs ont plus à voir avec des rituels de dominance qu'avec un sens de la gourmandise. Cela explique la facilité déconcertante avec laquelle les chiens avalent n'importe quoi des excréments aux produits toxiques, en passant par des objets indigestes.
L'estomac est volumineux et possède de fortes possibilités de dilatation, ce qui permet au chien d'ingérer si nécessaire des repas copieux et distants. Mais ce n'est pas une raison pour ne donner à votre chien qu'un seul repas par jour. Lui offrir deux ou trois repas prévient les surcharges gastriques, amène plus aisément la satiété, permet de mieux régulariser le poids et régule le transit digestif.
L'intestin fait environ six fois la longueur du corps et dispose d'enzymes digestifs aptes à digérer les protéines et les graisses ; les sucres sont moins digestes ; le lactose du lait est peu digeste après l'âge de 7 semaines et provoque souvent des diarrhées ; l'amidon est plus digeste lorsqu'il est finement broyé ou cuit. Dans la cas contraire, il facilite les diarrhées. Dès lors, nourrir un chien avec des carottes et du riz insuffisamment cuit n'est pas idéal ; cela aggrave même les fermentations intestinales et les diarrhées. Un excès de protéines de mauvaise digestibilité (tendons, aponévroses [membres qui recouvrent les muscles]) entraîne des putréfactions nauséabondes dans le gros intestin (source d'entérites et d'intoxications graves) ainsi qu'un vieillissement rénal.


Particularités du comportement alimentaire

Toute modification de l'appétit peut être le signe d'une maladie infectieuse ou métabolique. Pensons notamment à la boulimie qui se manifeste dans les cas de diabète et aux pertes d'appétit qui surgissent lors d'infection des plus banales.
La prise de nourriture est soumise aux rituels hiérarchiques. Manger c'est communiquer l'organisation sociale de la famille-meute. Voici trois points à observer :

-Ordre d'accès à la nourriture
Le dominant mange le premier, directement avant les autres (pas deux heures avant, ou indépendamment dans le temps ou l'espace). Le soumis mange le dernier.

-Obtention de la nourriture des autres membres du groupe
Le dominant demande et reçoit à volonté ; si ,nécessaire, il exige avec un grognement ou prend ce qu'il veut dans l'assiette d'autrui. Le soumis demande, insiste, se fait rabrouer, patiente (rituels d'apaisement) et reçoit finalement quand le maître (dominant) le décide.


-Présence des membres du groupe et vitesse d'ingestion
Le dominant mange lentement, mastique, regarde si on l'observe, aime à être encouragé, voire nourri à la main ; il peut s'arrêter de manger quand le propriétaire s'éloigne, et aller le chercher, afin que ce dernier assiste à la fin du repas.
Le dominant peut grogner et défendre le repas vis-à-vis de tout intrus.
Le soumis mange rapidement, peut grogner et se retirer devant le maître qui entre dans la pièce.
En conclusion, nous ne conseillons pas l'alimentation ad libitum (à disposition permanente), méthode dans laquelle le chien règle lui-même les horaires et les quantités alimentaires.


Types de nourriture

Il y a essentiellement quatre types de nourriture :
. trois nourritures industrielles :
- sèche ;
- - semi-humide ;
- humide (en boîte et contenant généralement de 80 à 82 % d'eau) :
. une nourriture maison, généralement humide.


Nourriture industrielle

Les aliments industriels sont eux-mêmes répartis dans plusieurs catégories : les produits génériques (bas prix et digestibilité parfois limitée), les produits qui portent le nom d'une chaîne de magasin (prix limité, qualité variable), les produits populaires et les produits diététiques de haute qualité (généralement plus chers, mais de grande qualité et de digestibilité optimale garantie ; on les trouve en magasins spécialisés et surtout chez les vétérinaires).
Quant à savoir s'il est préférable d'acheter de l'eau avec un peu de nourriture (boîte) ou de la nourriture avec très peu d'eau (aliment sec), c'est une question de préférences personnelles. Ne vous laissez pas influencer par la publicité ; discutez-en avec votre vétérinaire et tenez compte de votre portefeuille ! Le chien dominé mangera de toute façon ce qu'on lui présentera. Quant au chien dominant, vous n'arriverez pas vite au bout de ses caprices. Le choix est vôtre.
Il est vrai que certains aliments secs manquent de goût et d'odeur. Ils seront mieux acceptés une fois réhydratés et enrobés d'un soupçon de bouillon de viande. Certains aliments humides sont tellement truffés d'activateurs de goût que le chien n'arrive plus à être rassasié : il en veut toujours davantage, au risque de devenir obèse.
L'aliment sec, s'il est mâché, réduit parfois l'entartrage des dents.
Attention aux os ! Plus ils sont gros et mieux ce sera. Il faut éviter les os de petite taille, friables ou qui pourraient être ingérés ; ils peuvent provoquer des perforations des organes internes. Donc, par exemple, pas d'os de volaille !


Nourriture maison

Peut-être avez-vous envie de cuisiner pour votre doberman, que ce soit par amour de la cuisine, par désir de lui donner une nourriture saine, ou par peur des produits de conservation et des additifs alimentaires dans les produits industriels. Voici quelques lignes directrices pour garantir une alimentation saine et équilibrée à votre chien.
Donnez-lui une bonne base de protéines en lui servant des œufs, de la volaille, du poisson, de la viande ainsi que certains végétaux (légumineuses, céréales complètes) et fruits oléagineux (ces aliments sont classés par ordre de digestibilité des protéines). Ces produits fournissent également l'apport nécessaire en lipides (graisses).
Les fibres proviennent des légumes, qui doivent être servis cuits. Accordez la première place aux légumes verts à fibre longue.
Evitez de donner de l'ail et de l'oignon, même en faible quantité (0,5% du poids corporel) : ils peuvent provoquer des hémorragies mortelles.
Le reste des calories est assuré par une base de céréales broyées et cuites ou par d'autres aliments riches en amidon et en sucres lents (par exemple, la pomme de terre), cuits eux aussi.
Les minéraux présents dans ces aliments seront complétés par du carbonate de calcium ; des comprimés de polyvitamines assureront un certain équilibre à ce mélange.
Autre élément important : ne faites pas cuire la viande ; consommée crue, elle est bien plus digeste et contient davantage d'acides aminés essentiels.
Evitez toutefois de donner à votre chien de la viande de porc crue.
Qu'en est-il des quantités journalières ? En ce qui concerne la viande, pour des rations quotidiennes, calculez 40 grammes pour chaque kilo (poids du chien) .pour un chien en croissance, de15 à 20 grammes par kilo pour un chien adulte et 10 grammes par kilo pour un chien âgé (préférablement des protéines de haute digestibilité). Un même volume de légume est nécessaire. Ajoutez une quantité variable de céréales suivant l'état d'embonpoint ; les chiens obèses peuvent s'en passer complètement.
Pour évaluer la digestibilité de l'alimentation que vous fournissez à votre chien, surveillez ces excréments. Si les selles sont liquides ou molles, réduisez l'apport en amidon (céréales, pommes de terre, par exemple).


Restes de table

Ils peuvent constituer 10% de la ration ou davantage si l'équilibre du régime est préservé. Evitez les sauces, les excès de matières grasses, qui peuvent provoquer des pancréatites.


Peut-on donner du chocolat au chien ?

Outre les apports excessifs en .calories méfiez-vous de l'intoxication à la théobromine (vomissements, léthargie, diarrhée, mort) possible avec 10 g/kg de chocolat noir ou 60 g/kg de chocolat au lait.


Chiens végétariens ?

Certains aliments végétaux contiennent un taux honorable de protéines de digestibilité et de valeur .biologique convenables. Cependant, ils sont très limités en acides aminés essentiels , comme la lysine, l'arginine, la méthionine et la cystine, la leucine, le tryptophane. En revanche, ces substances se retrouvent en forte concentration dans les œufs et le poisson.


Valeur biologique des protéines :

·        œuf 100%
·        poisson 92%
·        viande (bœuf) 78%
·        légumineuse (soja) 67%
·        céréale complète 45%

Voilà pourquoi il est possible de composer un régime avec une base végétarienne et des compléments indispensables en œufs, en produits laitiers et poisson. Ce régime est d'ailleurs excellent pour les chiens âgés qui ont des besoins réduits en protéines.


Quel que soit le styles d'alimentation que vous donniez à votre doberman, adaptez-le en fonction des besoins propres à son âge, de sa santé et de son statut hiérarchique.


Vous pouvez trouver sur le marché une alimentation appropriée à tous les états pathologiques : obésité (régime allégé), insuffisance rénale ou hépatique ,lithiase rénale ou vésicale, régime hypoallergène pour les chiens allergiques, alimentation liquide pour convalescents, diététique hyperdigestible pour insuffisants digestifs, et ainsi de suite. Parlez-en avec votre vétérinaire.


Expositions, concours, pedigree

Comment savoir si votre doberman est beau selon la mode qui prévaut dans. sa race ? Bien sûr, votre doberman est beau, et sympathique, et fait in excellent compagnon. Mais correspond-il aux critères de beauté de sa race ?
Pour le savoir, vous devez le présenter dans une compétition afin qu'il soit apprécié et jugé. Il obtiendra alors des points, des titres, des qualifications qui pourraient faire de lui un être reconnu exceptionnel. Dans ce cas, il sera très prisé comme reproducteur. Rappelez-vous cependant qu'il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. Et même si votre doberman ne remporte pas de titres honorifiques, il n'en sera pas moins beau à vos yeux, car vous le regardez avec les yeux du cœur, et pas avec l'objectivité rigoureuse d'un juge qui est obligé de suivre les critères spécifiés dans un standard de race idéal, donc inaccessible.

N'entre pas en exposition (régionale, nationale, internationale) qui veut. Les critères de sélection changent dans chaque pays. Dès lors, le plus simple est de prendre contact avec le club correspondant à la race de votre chien et de demander l'avis éclairé des responsables.
Il y a des concours de conformation et d'esthétique, et des compétitions de travail (obéissance, agility, field-trial, par exemple). Chaque chien est inscrit dans une classe particulière (débutant, jeune, travail, champion de beauté).
Présenter son doberman en concours n'est pas de tout repos : cela nécessite un investissement en temps (plusieurs week-ends par an,, longues journées à rester à côté de son doberman enfermé en cage) et en argent (déplacements, hôtels, etc.).
Mais pour un éleveur-amateur qui désire améliorer la qualité physique, la résistance, la beauté et la compétence comportementale d'une race, c'est un passage obligatoire.
Votre doberman devra alors apprendre à <poser> comme un professionnel. Il devra
Etre brossé, peigné, toiletté, afin d'être sous son meilleur jour en face d'un public varié et nombreux. Un concours, c'est une présentation publique ; votre doberman doit être un acteur de qualité. Le juge examinera les chiens un à un, en statique et en mouvement. Mais comme le juge est humain, il aura ses préférences et ses antipathies.
Juges et éleveurs se connaissent ; l'exposant amateur aura sans doute l'impression que les jeux sont faits d'avance, mais il n'en est rien. Apprenez les règles du jeu , et vous serez accepté dans le club des exposants.


Les qualifications et récompenses possibles :

  • Assez bon
  • Bon
  • Très bon
  • Excellent
  • CACS (certificat d'aptitude au championnat de conformité au standard)
  • CACIB (certificat d'aptitude au championnat international de beauté)


Dans certains pays, le chiot reçoit un certificat de naissance et il faudra obtenir une confirmation avant d'acquérir son pedigree, c'est-à-dire son inscription définitive dans le livre des origines. En France, un expert confirmateur nommé par la Société centrale canine réalise cet examen officiel.
L'obligation d'obtenir une confirmation n'est pas le cas partout ; en Belgique et au Québec, le chiot reçoit son pedigree automatiquement si ses parents ont eux-même un pedigree et si la portée est enregistrée.
En France, certaines races doivent subir un test d'aptitude naturelle (T.A.N.), pour lequel les chiens peuvent subir une préparation par leurs éleveurs ou des éducateurs ; c'est dire que le T.A.N. n'apprécie pas seulement les aptitudes naturelles, mais aussi les qualifications acquises (comme l'absence de réaction. émotionnelle au coup de feu).



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