Rottweiler Bullterrier Staffordshire Boxer D.bordeaux Dobermann Mastiff Bullmastiff Mâtin de Naples


Les premiers clubs

En 1911 Kunstler réunit les amateurs du Club français du Dogue de Bordeaux , qui connaît une brève existence à cause des polémiques surgies au sujet du commerce des chiots et de la .régularité de leurs pedigrees. Le club se dissout en 1913, donnant naissance à deux sociétés distinctes : La Société centrale du Dogue de Bordeaux et le Club bordelais du Dogue de Bordeaux. C'est dans ce dernier qu'on retrouve Kunstler, en qualité de conseiller technique, tandis que paraît , dans L'éleveur de Paul Mégnin, une série d'articles sur les meilleurs chiens de l'époque.
C'est la période des discussions sur la denture des Dogues, Mégnin est pour la denture orthognate ;en revanche, Kunstler, appuyé par les éleveurs de la région, est favorable à la denture prognathe, indiquant le degré de prognathisme entre 1 et 2 cm. Par conséquent, les jugements différent .selon l'endroit où les chiens sont présentés et jugés. En 1914, Kunstler et P. Mégnin rédiget un standard afin d'établir le type idéal vers lequel doivent se diriger les efforts de tous les éleveurs et des passionnés.
Puis la Première Guerre .mondiale éclate.
Les hommes ont alors des problèmes plus urgents et plus importants à affronter ; les difficultés économiques dues à la guerre laissent leur marque, même sur les chiens , surtout s'ils sont de grosse taille. La race se réduit en quantité et en qualité, se conservant surtout dans le Bassin aquitain, où l'amour et la passion pour ce type de chien est plus fort que les adversités. En 1924, M. Barès, un cynophile bordelais passionné et compétent, secrétaire du club, donne un nouvel élan à la race et, avec le président Léon Roullet, herche à diriger l'élevage vers la production d'un type homogène, qui ne penche ni pour des sujets trop proches de Bulldog ni, au contraire, trop proches du Mâtin. En 1926, on publia le standard de la race, pour lequel les deux clubs (le <parisien> et le <bordelais>) établissent que le masque rouge et le masque noir méritent la même.considération, et fixent la prognathisme à <environ 1 cm> ;
quant à la taille, on distingue deux catégories :

  • les Dogues mâles qui pèsent au moins 45 kg et les femelles qui pèsent au moins 40 kg
  • les doguins mâles pesant entre 38 et 45 kg et les femelles qui pèsent entre 35 et 40 kg.


Ce standard ne donnait pas, toutefois, d'indications très précises sur la hauteur et le prognathisme maximum admis ; ainsi, on y ajouta successivement, d'autres détails, et on y indiqua les défauts pénalisables, mais sans spécifier ceux qui entraînaient la disqualification. Afin de mieux préciser l'ensemble du standard on rédigea une échelle de points à attribuer aux différentes parties anatomiques du chien.

En 1930, M. Barès eut quelques différents avec d'autres amateurs et se rangea du côté d'un groupe d'adversaires. La même année, on créa la Société des amateurs deDogues de Bordeaux, qui réunissait les clubs précédents sous la présidence de M. Boogaert, de Bordeaux..
De 1930 à 1939, on ne relève pas de faits importants, et la race n'est soutenue que par un petit .nombre d'amateurs. La Seconde Guerre mondiale éclate, et les conséquences ne se font pas attendre. Le nombre de chiens se réduit de façon drastique ; seuls quelques bons sujets typiques de Dogue survivent, surtout dans le Midi.
La consanguinité est le prix à payer pour relancer la race, à la fin de la guerre. Mais le Dogue continue d'être un chien réservé à un très petit nombre de gens, possédé par très peu de gens.
Lorsqu'en 1970, j'écrivis à la Société centrale canine pour recevoir des informations sur les éleveurs, on me signala gentiment trois noms : M. Van Cappel de Périgueux, M. Averlant de Nantes et le professeur Triquet de Bruay-enArtois. Le standard de1926 resta en vigueur jusqu'en 1970,année où le Pr Raymond Triquet ,président de la SADB, assisté par M. Luquet, juge spécialisé de la race, et par Mme Sylvie Guignard, fille du secrétaire de l'époque, rédigea et illustra un nouveau standard plus complet et plus détaillé, immédiatement approuvé par la Société centrale canine et par la FCI de Bruxelles.
A partir de cette année-là, sous le guide savant et habile du président, M. Triquet, et de ses collaborateurs, dont MM. Gongora, Lebailly, Smideren, Marcard, Averlant, Lacaud et d'autres, commence la marche sûre et constante pour l'affirmation, la croissance et la diffusion de la race. Il suffit de citer cette donnée : en 1966 la SADB compte moins de dix adhérents ; en 1976 les inscrits sont deux cent quarante, plus de cinquante chiens sont présentés à l'exposition nationale des élevages, et les inscriptions au Livre des origines français atteignent le chiffre encourageant de cent cinquante trois. De nos jours le chiffre des amateurs s'est accru considérablement et la race a franchi les frontières de la France, se diffusant dans la plupart des pays européens, au Japon, aux Etats-Unis, au Canada, en Afrique, en Amérique latine.



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