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Etapes de développement du comportement

La croissance de votre doberman est un processus continu. Pour faciliter sa description, nous l'avons divisée en étapes.
La première étape consiste en l'établissement d'un système neurovégétatif fonctionnel. Ce système contrôle l'ensemble des fonctions corporelles, sans l'intervention de la conscience et de la volonté.
La deuxième étape est l'élaboration du système émotionnel et affectif, de l'attachement à l'espèce "chien" et à l'espèce "homme", ainsi qu'à d'autres espèces, telles que les chats et les lapins.
La troisième étape est l'édification d'un système d'intégration des connaissances et d'interprétation des informations venant de l'environnement. On parle du système cognitif ou d'"intelligence"
Nous voyons grandir nos chiens sans toujours connaître ce qui se passe en eux. Or ce mûrissement interne est la clé de bien des connaissances sur le développement de la personnalité de votre doberman.

Imaginez le nouveau-né, incapable d'assurer sa survie, de maintenir sa température interne, de se déplacer sinon en rampant, incapable même d'éliminer ses excrétions sans le secours de l'aide maternelle. Pourquoi ? Parce que son développement nerveux est incomplet, parce que les nerfs n'arrivent pas à conduire l'impulsion électrique, sauf ceux qui sont responsables des réflexes de survie, soit la tétée, l'orientation de la face vers les tétines maternelles, l'orientation de la tête et du corps vers le haut et vers le moindre contact.
Une horloge interne guide la maturation du système nerveux, des glandes, de tout l'organisme. Les cellules nerveuses envoient des prolongements les unes vers les autres, se touchent, forment des points d'accrochage que l'on appelle synapses .Ces synapses passent de quelques centaines à plus de 10 000 vers 6 à 7 semaines de vie. C'est un âge important . Le cerveau a désormais acquis la majeure partie de ses compétences électriques adultes.

Mais rien n'est encore joué. Ces dizaines de milliers de synapses sont en surnombre. Nombre d'entre elles disparaîtront. Comment déterminer les synapses survivantes et les synapses condamnées ? Par l'action sélective de l'environnement. La vie ou la mort des synapses se joue pendant une période cruciale de la vie du jeune chiot.
Par exemple, si le chiot vit dans un milieu obscur entre l'âge de 3et 7 semaines, il devient aveugle. Les synapses des centres nerveux de la vue se sont atrophiées, au point de disparaître. La partie du cerveau qui reçoit les images est morte parce qu'elle n'a pas reçu d'information, de stimulation .Les synapses n'ont pas fonctionné. Elles ont été éliminées, parce qu'elles ne servaient à rien. L'organisme n'aime pas l'inutile. Il l'élimine.
Dans la nature ou en compagnie de l'homme, le chiot n'est jamais dans l'obscurité entre 3 et 7 semaines. Les cellules visuelles du cerveau sot stimulées, les synapses sont conservées et développent des réseaux puissants. Le doberman, une fois adulte, voit parfaitement.
A partir de cet exemple, nous pouvons tirer quelques leçons importantes.

Le développement est guidé par :

   1- une planification interne qui, grâce à une horloge biologique, règle la vitesse de        croissance, sous la dépendance de la génétique, de l'hérédité ;
   2- le niveau et la variété des stimulations de l'environnement, du milieu de vie, qui        façonnent le cerveau.

L'environnement met son empreinte sur le développement du cerveau autant, voire plus, que l'hérédité. Il est très important de comprendre cette notion de base.
Imaginez un chiot vivant sa croissance dans un milieu triste, sans couleur, sans musique, sans bruit, sans caresse, sans autre chien. Que deviendrait-il ? Son cerveau serait atrophié ; et même si son corps avait pu se développer adéquatement, le chien aurait une personnalité débilitée, des relations sociales tristes ou inexistantes, bref ce serait un chien "autiste".
Qui voudrait vivre avec un animal inhibé et craintif ?
Imaginez maintenant un chiot se développant dans un milieu riche en sonorités, en mouvements, en contact permanent avec des enfants, des adultes, des chats, libre d'accéder au jardin autant qu'à l'intérieur de la maison. Que deviendrait ce chien ? Il serait vibrant de vie, à la recherche du contact, sociable et intelligent, parce que son cerveau serait hypertrophié.
La différence entre un "super chien" et un chien débilité peut provenir tout simplement d'une différence de stimulation de son milieu de développement. Cette double contrainte de la génétique et de l'environnement permet à chaque doberman d'être unique au monde.
Sous cette double contrainte hérédité/environnement se développent tant le physique que la personnalité d'un chiot. En quelque sorte, l'"ordinateur" est constitué. Mais, il faudra encore y introduire des "données" qui lui permettront de développer ses compétences, son intelligence et sa mémoire ; ce sera le rôle de l'éducation.


Comportement d'agression

L'agression est souvent mal comprise et mal interprétée. Il s'agit en fait d'un comportement qui fait partie du répertoire normal des chiens. Toutefois, cela ne signifie pas que toute agression soit acceptable.
Voyons quelques-unes des expressions de l'agressivité chez le chien et comment celui-ci peut passer d'une agression normale à une agression pathologique.


Différentes formes d'agression

Nous avons vu antérieurement l'agression compétitive hiérarchique et l'agression territoriale. Dans les pages qui suivent, nous verrons plus en détail d'autres types d'agression :

  • l'agression prédatrice ;
  • l'agression par peur ;
  • l'agression par irritation ;
  • l'agression maternelle ;
  • l'agression instrumentale.


Agression prédatrice

C'est l'acte terminal de la séquence de chasse. Deux comportements sont observables en fonction de la taille de la proie. Ces formes d'agressivité sont importantes à reconnaître parce que, parfois, elles sont émises envers des individus auxquels le chien n'a pas été socialisé pendant sa croissance, particulièrement des enfants en bas âge, mais aussi d'autres animaux familiers comme les chats. Il n'existe pas, à ce jour, de technique infaillible d'apprentissage ou de médicaments qui permettent de résoudre le problème.


Proie de petite taille

Le chien saute à pieds joints, queue et oreilles dressées, retombe avec les deux pattes antérieures sur la proie ; la séquence est répétée jusqu'à ce que la proie soit assommée ; ensuite le chien la saisit entre les mâchoires et la tue.


Proie de grande taille

La chasse est alors une entreprise organisée par un groupe hiérarchisé ; la proie est mordue dans les pattes afin de la faire tomber ; la mise à mort et la consommation sont dévolues aux mâles dominants et éventuellement à leurs femelles.


Agression par peur

Ce type d'agression est extrême ; il intéresse tout le monde, particulièrement les vétérinaires qui doivent y faire face.
Appelée réaction critique, l'agression par peur apparaît lorsque toute fuite est impossible et que tout autre comportement qui s'exprime est une véritable crise, u paroxysme incontrôlable. Le chie lutte pour sa survie.

L'agression par peur présente des caractéristiques très particulières : la phase d'intimidation n'existe pas, la morsure est violente, sans aucune régulation, et donc très intense et dangereuse. En même temps, le chien est haletant, peut saliver, perd selles et urines et vide ses sacs anaux.


Agression par irritation

Ce comportement est assez complexe. En fait, tout le monde risque de s'y heurter un jour ou l'autre. Ce type d'agression, activé par les hormones sexuelles, est déclenché par :

  • la douleur d'une punition corporelle ou la douleur d'une maladie, comme un abcès dentaire, une otite, une infection cutanée, ou une arthrose, ce qui explique qu'elle puisse se présenter plus aisément chez le chien vieillissant ;
  • les privations telles que la faim ou la soif ;
  • les frustrations telles que la vue d'un jouet ou d'un aliment inaccessibles ;
  • les contacts tactiles répétés tels que les caresses ou les chatouillements ;
  • les altérations sensorielles telles que la diminution de la vue (atrophie progressive de la rétine) ou de l'audition (surdité)

Les séquences comportementales diffèrent suivant le niveau hiérarchique du doberman. Le chien présente souvent une dilatation des pupilles, ce qui donne à son regard une réflexion bizarre de la lumière, des yeux rouges, un regard qualifié de "fou".


Chien dominé

Le chien émet des grognements de menace ; son attitude corporelle est basse (tête, queue) ; ses pupilles sont dilatées ; la morsure est une série de pincements avec les incisives et est suivie d'une fuite du chien, dos courbé, vers un coin dans lequel il prend refuge.


Chien dominant

L'attitude corporelle est dressée (tête et queue), le chien grogne fortement et sourdement ; la morsure est brève, unique, contrôlée ; le chien se retire ensuite dans son lieu de repos habituel.


Statut hiérarchique Attitude corporelle Menace Grognement Morsure Eloignement
Dominant dressée fort, grave unique lent, posture
contrôlée dressée
Dominé basse faible peu audible pincements fuite, dos
.répétés courbé


Agression maternelle

Ce type d'agression ressemble très fort à l'agression territoriale, puisque le groupe est protégé et défendu. La séquence comportementale est limitée essentiellement à une charge avec ou sans morsure. Il est important de savoir que l'agression maternelle peut être activée lors de pseudo-gestations et que certains médicaments qui coupent le lait (antiprolactine)ont un .effet facilitateur : la chienne passe plus facilement à l'acte.

Agression instrumentale

Cette agression est liée à un processus de conditionnent spécial, appelé opérant, dans lequel la partie efficace (opérante) d'une séquence de comportement est conservée. Pourquoi ? Pare que les conséquences du comportement sont efficaces, renforçantes : le chien est récompensé. Par exemple, lorsqu'un chien menace, il est récompensé si le propriétaire prend peur et lui laisse la liberté d'action.
Le chien reproduira alors ses menaces plus souvent et avec plus d'intensité. Si la menace ne suffit plus, il se mettra à mordre. Si la morsure est efficace, il mordra ensuite plus fort et plus souvent. A ce moment, les menaces disparaîtront, la morsure s'intensifiera. L'agression sera devenue pathologique.


L'agressivité instrumentale est caractérisée par : un raccourcissement ou une absence des menaces et des apaisements, une intensification de la morsure. Le chien devient dangereux.

Ce comportement peut s'installer à partir de toute forme d'agression. L'agression par peur ou par irritation peut s'accompagner d'une mise en œuvre agressive aux premiers signes anticipés d'une menace de l'extérieur, d'un autre chien ou d'une personne. Elle semble alors apparaître avant toute menace.

Agression Phase de menace Morsure Apaisement
compétitive aboiement contrôlée léchage
normale grognement

instrumentale courte intense absent
inexistante non contrôlée


Quelques affections avec agression

Les comportements d'agression se retrouvent dans de nombreuses affections. Nous ne pouvons envisager ici que certaines d'entre elles.


Conflits hiérarchiques

Le chien est un animal social, vivant dans un groupe hiérarchisé. Lors de l'adoption, la famille prend valeur de meute ; c'est pourquoi nous l'appelons famille-meute. En fait, tout a une valeur hiérarchique : le lieu où dort le chien, le moment de son repas, les attentions qu'il reçoit, la tolérance des manifestations sexuelles, les rituels de dominance, d'apaisement et de soumission, les prises de décision au cours des jeux, entre autres choses. Il nous faut vous renvoyer impérativement au développement de cette hiérarchisation et de l'agressivité compétitive. C'est essentiel pour la bonne compréhension de la dynamique de cette affection.
Les chiots se hiérarchisent entre eux dès l'âge de 5 à 12 semaines ; ils entrent dans la hiérarchie des adultes entre l'âge de 3 et 4 mois, au plus tard à la puberté. Les enfants - humains - entrent dans la hiérarchie du chien au moment de l'adolescence.
Si un doberman mâle bien socialisé accepte un chevauchement d'un gamin de 8 ans, il est possible qu'il ne le tolère pas d'un jeune adolescent de 14 ans.
Voici quelques caractéristiques des dominants et des soumis. Toutes ne sont pas nécessairement présentes. Un savant mélange des deux tableaux peut se présenter chez des chiens au statut intermédiaire.

Caractéristiques du dominant Caractéristiques du dominé

  • Mange le premier, à son aise - Mange le dernier, rapidement
  • et au moment de son choix. .et quand on lui impose.
  • Dort où il veut, dans la chambre,
  • Dort où on lui impose, dans un coin de
    dans les fauteuils, au milieu d'une pièce. pièce sans valeur sociale, mais ni dans
    la chambre ni dans les fauteuils
  • Reçoit les attentions gratuitement, ou à sa demande.
  • Ne reçoit aucune attention, ou alors seulement en récompense d'une
    obéissance (soumission).
  • A accès à la sexualité.
  • N'a pas accès à la sexualité.
  • Adopte une attitude dressée, pose ses pattes ou sa tête sur l'échine ou l'épaule lui pose les pattes ou la tête sur l'échine ou les épaules des autres.
  • Attitude basse, accepte que ledominant
  • Ne se met pas en position couchée sur le dos, sauf pour se faire caresser.
  • En cas de conflit, se couche sur le dos, pattes en l'air (position de soumission)
  • Décide quand il va se promener, à quel endroit, et pendant combien de temps.
  • Accepte le moment, le lieu et la durée de la promenade qui lui sont imposés.
  • Décide quand il veut jouer et impose le jeu aux autres.
  • Accepte le moment et le style de jeu qui lui sont imposés.
  • Manifeste une agressivité compétitive.
  • Manifeste une faible agressivité
    compétitive.
  • Après cette manifestation, lèche la main ou l'individu mordu (apaisement).
  • Accepte le léchage d'apaisement du dominant après le conflit.
  • Manifeste de l'agressivité par irritation avec attitude basse et fuite.
  • Manifeste de l'agressivité par irritation avec une attitude dressée.
  • Exprime une agressivité territoriale.
  • Exprime une agressivité territoriale faible ou moyenne.
  • N'obéit aux ordres que s'ils sont porteurs d'une gratification.
  • Obéit aux ordres rapidement.
  • Quand il est seul, marque à l'urine les objets qui entourent le lieu de départ des autres les lieux de sortie.
  • Ne marque pas à l'urine ni ne détruit


  • Accepte l'entrée et la sortie de tout le membres du groupe(chambranles, portes) ou redirige son agressivité vers ceux-ci du groupe ou de la pièce. .
  • Empêche les individus d'entrer ou de sortir monde.

    Mais un chien n'est dominant que si son vis-à-vis adopte un comportement moins dominateur. C'est une relation entre deux individus, deux chiens ou un chien et un humain, qui s'affrontent diplomatiquement ou agressivement.


Sociopathie

C'est le nom que l'on donne à ce problème du groupe social humain-chien dans lequel le chien conteste la dominance d'un ou de plusieurs de ses propriétaires.
Les situations de conflit déclenchantes sont souvent l'accès à un aliment, au sexe opposé ou à la maîtrise de l'espace (le lit ou un fauteuil, par exemple).
La hiérarchisation alimentaire entre chiots commençant vers 5 semaines, on peut déjà observer une amorce de problème à cet âge. Cependant, c'est plutôt à la puberté et à l'âge adulte, entre 6 mois et 2 ans, que la présence d'un comportement sociopathe est la plus évidente, même si les racines du problème sont ancrées dans le développement du chiot.


Que doit faire le propriétaire ?

Le propriétaire doit interdire au chien sociopathe l'accès aux privilèges des dominants et doit se comporter lui-même comme un superdominant en "parlant chien" sans aucune incohérence.


Agression entre chiens de la même famille

En présence des propriétaires, ce type d'agression est souvent une question hiérarchique. L'association entre le chien soumis et un humain à valeur dominante rend dominant le couple humain-chien soumis et remet en cause le statut du chien dominant, qui se doit de régler l'impudence à l'aide de menaces ou à coups de dents. Si le propriétaire intervient, il empêche la conclusion du conflit et l'élaboration des rituels hiérarchiques. Les combats suivants deviendront plus violents encore. Protéger le chien soumis, c'est humain, mais contraire à l'harmonie de la famille-meute.


Chien dominant domine chien soumis
Chien soumis + humain domine chien dominant


Que doit faire le propriétaire ?

Il doit respecter la hiérarchie qui s'est établie entre les deux chiens. Remarquons que le statut du maître n'est pas clair : puisqu'il n'arrive pas à imposer le calme au foyer, c'est que son rôle de dominant est mis en question.


Quelques incohérences dans le comportement du propriétaire

· Regarder son doberman dans les yeux tout en ayant peur et l'approcher en se penchant vers l'arrière ou en faisant un détour.
· Crier, frapper, être en colère, alors que son doberman se soumet ou émet des attitudes d'apaisement.
· Etre en colère en rappelant le chien.
· Accepter que son doberman dorme avec le conjoint du sexe opposé.
· Accepter un jour un comportement et le punir le lendemain (ou quelques minutes après) : par exemple donner de la nourriture à table puis se fâcher parce que le chien mendie.
· Accepter que le doberman lui mette ses pattes sur les épaules, le caresser, et tenter ensuite d'obtenir une obéissance.
· Caresser son doberman couché sur le dos, à a demande, et croire qu'il se soumet.


Agressions redirigées

Quelle que soit l'origine de l'agression, il se peut que le chien ne puisse pas exprimer son agressivité à l'individu approprié et qu'il la redirige alors vers un autre individu ou vers un objet, ou encore qu'il la retourne contre lui-même.
C'est particulièrement le cas lorsque le chien dominant est forcé de rester seul et que ses propriétaires(soumis) partent sans son autorisation. Il peut t rediriger l'agressivité compétitive
Vers les objets proches du lieu où ils sont partis (la porte, les chambranles, les fauteuils à proximité) ou proches du lieu par où il peut encore les voir s'en aller (pourtour de fenêtre). L'agressivité peut aussi être redirigée vers un autre chien, ou une autre personne qui se trouve à proximité.
Si le chien ne peut exprimer son agressivité territoriale vis-à-vis d'un intrus, il peut la rediriger vers le propriétaire, surtout si ce dernier laisse faire, prend peur, se soumet ou fuit.
C'est parfois le cas avec des propriétaires handicapés. Le comportement est alors renforcé par les conséquences positives des actes ; le chien sera donc porté à recommencer, et développera une agressivité instrumentale.
L'agression par irritation est souvent redirigée. Quelle que soit l'origine de la douleur, le chien en rend responsable la personne qui se trouve près de lui au moment où il a mal et la mordra. Il pourra se méfier désormais de cette personne, anticipant de sa part un "envoi" de douleurs. Il la menacera afin qu'elle reste à l'écart, qu'elle ne s'approche pas de lui. C'est une procédure souvent efficace qui dégénère en agressivité instrumentale.


Agressions du chien âgé

Elles sont multiples. Dans la majorité des cas, on retrouve les agressions par irritation parce que le chien âgé développe des pathologies douloureuses, particulièrement des arthroses, et des déficits sensoriels (vue, ouïe). Ces agressions deviennent instrumentales.
Dans certains cas, c'est un véritable syndrome organique, une lésion du cerveau (une tumeur, un trouble vasculaire, une dégénérescence) qui entraîne l'apparition de conduites agressives sous forme de crises violentes, sans contrôle, dangereuses.


Agressions du jeune chien

On retrouve deux affections particulières aux jeunes qui, si elles ne sont pas traitées rapidement, persisteront à l'âge adulte. La première est l'hyperactivité, la seconde est ce que l'on pourrait appeler la délinquance.


Hyperactivité

Le chiot hyperactif n'a pas appris le contrôle de ses mouvements ni de ses morsures, soit parce que l'on a enlevé la mère du milieu de croissance, soit parce que les propriétaires ont acquis un chiot très jeune et n'ont pas limité son activité débridée. Ces chiens sont généralement joyeux, mais hyperactifs, insomniaques, bougeant sans arrêt, sans autocontrôle. Les morsures ne sont pas volontaires, mais elles ne sont pas régulées.


Délinquance

Ce problème comportemental se présente chez des chiots qui n'ont acquis aucun sens hiérarchique, qui ne respectent aucune des règles ritualisées de résolution des conflits (ni les postures de dominance ni celles d'apaisement ou de soumission), qui se bagarrent sans arrêt. Ce sont des chiens dangereux.

Quelle que soit la conduite agressive du doberman, il est nécessaire de communiquer rapidement avec son vétérinaire ou, mieux encore, de consulter un vétérinaire spécialisé en comportement.
Rappelez-vous que la plupart des conduites agressives peuvent dégénérer en agression instrumentale, état pathologique qui nécessite une médication pour être amélioré. Des solutions existent pour presque tous les cas, mais ne pensez-vous pas que la prévention reste préférable à un traitement curatif de longue durée ?


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