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caractère de ce
chien, qui lui ont collé à la peau au cours des siècles
et qui ont empêché la race de devenir populaire, ou
du moins en ont limité la diffusion.
On a pu remarquer que, même ces dernières années,
dans beaucoup de livres ou de revues de cynologie, lorsqu'on parle
de Dogue de Bordeaux, on le présente toujours comme un molosse,
dont la caractéristique principale, outre le courage qui
tourne souvent en hardiesse, est de ne pas pouvoir être ramené
au calme lorsque sa colère dépasse une certaine limite.
Bref, dans le passé on a toujours soutenu - et cela a été
confirmé par un expert comme M. Boogaerdt, ancien président
de la Société des amateurs du Dogue de Bordeaux -
que le Dogue, une fois excité et lancé à l'attaque
par son maître, voit rouge et, tel un taureau dans une arène,
ne démord pas jusqu'à ce qu'il gagne ou soit battu
Il est fort possible qu'il se soit acquis cette renommée
à cause du fait que le trait belliqueux de son caractère
a toujours été recherché et sélectionné
à travers des accouplements avec le Bulldog anglais, dont
la combativité était devenue célèbre
et légendaire au cours de siècles de combats contre
des taureaux, des ours, des lions, des chiens et des chimpanzés.
N'oublions pas qu'en Angleterre, en 1818, soit avant que la loi
de 1835 n'interdise les combats entre animaux, un journaliste d'un
journal sportif anglais, le British Field Sports, avait écrit
: " Le Bulldog, dédié exclusivement aux buts les
plus barbares et les plus indignes, véritable voyou de son
espèce, ne peut pas être justifié en prétextant
l'utilité, l'humanité ou le sens commun, et la destruction
totale de la race est une solution souhaitable.
Ainsi, comme il arrive très souvent, le blâme ne frappait
pas ceux qui avaient manipulé la race pour leurs intérêts
personnels, mais la race elle-même. Cela n'a pas cessé
de se vérifier. De nos jours, en Angleterre, le problème
de détruire une race canine s'est posé, dans toute
sa gravité, .pour le Pitbull terrier. De plus, la ressemblance,
sous beaucoup d'aspects considérable, entre le Dogue et le
Bulldog de grande taille, son aspect extérieur si différent
même de celui des autres chiens de type mâtin (pensons
à sa particularité d'avoir le museau .rouge ou noir)
ont conduit beaucoup de personnes, même très proches
des milieux cybophiles, à le considérer comme un chien
"différent", non seulement sous l'aspect physique,
mais aussi et surtout sous l'aspect moral.
Elevé, la plupart du temps, dans des conditions de nature
à exacerber le caractère, presque toujours attaché
à la chaîne, et détaché seulement dans
les occasions où il pouvait exprimer sa nature hardie jusqu'à
montrer une terrible férocité, il est devenu, à
tort, le symbole chien difficile à dresser. En effet, un
chien qui a gagné, pour ainsi dire, son pain dans des combats
contre des adversaires plus puissants et plus grands, s'il a d'un
côté suscité, dans l'imaginaire collectif, l'admiration
et le respect, de l'autre côté, il a réveillé,
dans de nombreux esprits, la peur ancestrale de la bête dont
il est préférable de se méfier et qu'il vaut
mieux éviter.
Il en va de même du métier de "gladiateur"qui
a valu à celui-ci l'exaltation et la célébrité,
mais aussi l'éxécration et la condamnation.
A la fin du XIXe siècle,
le cynologue italien Angelo Vecchio, en parlant de cette .race affirmait
: "Si vous utilisez des manières affables, il ne les comprendra
pas, si vous essayez les manières fortes, cela pourrait l'exciter
jusqu'à le faire se retourner contre son propre maître.
Le problème est que quand il se met en colère, il
n'est pas prêt de s'arrêter, et les conséquences
sont toujours douloureuses et gravissimes.
Tout cela nous fait comprendre que le très mauvais caractère
était la qualité attribuée à ces chiens
pendant la période où les combats étaient populaires
Les
spectacles itinérants
Le professeur Triquet,
déjà cité, nous apprend, dans sa thèse
de médecine vétérinaire, que les combats étaient
des "spectacles itinérants", dont les promoteurs étaient
des propriétaires d'ours ou de loups, appelés combattiers,
qui se déplaçaient dans la région des Pyrénées
et du Midi de la France avec leurs animaux.
Il existait deux types de combat. L'un d'eux avait des règles
qu'on pourrait définir sportives : le Dogue était
entraîné pour n'attaquer et ne mordre que certaines
parties du corps de l'adversaire, sous peine d'élimination.
C'est pourquoi il y avait des hommes pour lesquels le dressage des
chiens de combat était une véritable profession, dont
chacun gardait jalousement les secrets et les trucs qui permettaient
d'obtenir les meilleurs résultats.
La seule pratique commune était de garder les chiens enfermés
pendant quelques jours avant les épreuves de combat avec
peu de nourriture et pas de viande. Puis on les incitait contre
des pantins fait de haillons et recouverts de cuir, aux formes de
chien ou d'autres animaux, contenant des .morceaux de viandes. Le
chien, enragé par la faim, se lançait à l'assaut
et, en mordant, il savourait le goût de la chair. Ce qui explique
pourquoi le Dogue était tenu à jeun pendant deux ou
trois jours avant les combats officiels. Dans ce premier type de
combat, où le sang ne coulait pas, on mettait à l'ours
une capuche de cuir sur la tête, qui servait à lui
couvrir les oreilles et le cou, ainsi qu'une muselière, pour
l'empêcher de nuire à son tour. Le chien devait essayer
de mettre à terre son adversaire en l'attaquant seulement
dans les parties admises par les règles convenues., maintenant
la prise avec les dents accrochées au cuir de la capuche.
Courage, agilité pour éviter les coups de pattes et
force pour faire perdre l'équilibre à d'adversaire,
au moins deux fois plus lourd, et le mettre à terre : telles
étaient les qualités requises.
Naturellement, l'adversaire pouvait être n'importe quel autre
animal, pourvu qu'il soit suffisamment fort. Faute d'animaux apportés
par les combattiers, des hyènes et des léopards, entre
autres, mais surtout le taureau et l'âne, étaient utilisés
comme adversaires. Il ne faut pas oublier que la tauromachie était
pratiquée depuis les temps les plus anciens dans la région
des Pyrénées et dans le sud de la France
A ce propos, nous tenons à rappeler ici le très célèbre
Dogue Caporal, surnommé "L'imbattable" pour les victoires
remportées dans les années 1889 contre les taureaux.
Son propriétaire était le restaurateur de l'hôtel
de la Gare de Tarbes, qui était très fier de montrer
aux gens les cicatrices des blessures subies dans les combats. Un
autre Dogue, Hercules, fut vaincu, et mourut, après s'être
battu contre un léopard au zoo de San Francisco. Ce fut très
probablement un des derniers combats officiels.
Pour en revenir aux règles de combat, si le chien grognait
ou montrait les dents au lieu de lancer à l'attaque, ou,
pire, s'il refusait d'avancer dans .l'arène contre son adversaire,
il était immédiatement éliminé pour
manque de combativité. Evidemment, ces sujets peu combatifs,
n'étaient pas sélectionnés pour la reproduction
(on agissait de même avec les Bulldogs en Angleterre)
L'autre type de combat était, en revanche, poursuivi jusqu
'à la mort. Dans ces cas-là, l'adversaire était,
la plupart du temps, un loup, mais parfois aussi l'ours, sans protections
ni muselière. La vanité des propriétaires des
chiens, qui voulaient posséder le chien le plus fort, les
poussait à les faire combattre sans règles et sans
exclusion de morsures.
Après l'abolition, par la loi, des combats, le nombre de
chiens se réduisit rapidement, à tel point que Kunstler,
dans son étude critique déjà citée de
1910 .sur le Dogue de Bordeaux, affirmait : " Rien n'est plus
commun que le nom, rien n'est plus rare que la chose." L'élevage
traversa des périodes de difficultés, comme nous l'avons
déjà vu, surtout pendant les deux guerres mondiales.
On écarta de la reproduction les sujets les plus mordants
on essaya d'éliminer les côtés les plus déplorables
du caractère et de ne sélectionner que les qualités
d'équilibre psychique. Le très mauvais caractère
souligné par ceux qui .ont connu cette race dans la période
la plus sanguinaire de son histoire a laissé la place, aujourd'hui,
sous une apparence terrible, sous une apparence terrible et féroce,
à une grande affection, à un désir d'amour
à une fidélité absolue.
Ce que le Dogue désire par-dessus tout, c'est de rester toujours
près de son maître, à la recherche d'un mot
d'approbation ou d'une caresse. Sa présence peur être
physiquement encombrante, mais jamais envahissante. La discrétion
est l'une de ses caractéristiques. Il est un compagnon patient
lorsqu'il joue avec les enfants, qu'il protège promptement
en cas de danger, et, malgré sont physique imposant, il sait
être délicat avec eux. Son museau court et carré,
uni au volume de sa tête, lui confère une grande expressivité,
accentuée par les nombreuses rides et par les grosses babines.
L'expression de sa face change selon les circonstances et, tels
les traits exagérés de certaine dessins animés,
elle évoque une façon amusante d'affronter la vie
quotidienne, et fait penser à une sorte de caricature de
l'être humain.
Il garde, envers les étrangers, une méfiance innée
qui se manifeste à travers .un regard attentif et figé,
une tension musculaire, presque imperceptible, qui le rend prêt
à l'action. Il aboie très peu et seulement lorsque
c'est nécessaire.
Il peut sembler, parfois, paresseux, mais en réalité
il ne l'est pas. Des réflexes .très rapides, l'élan,
l'agilité, la vitesse dans les parcours courts et une assez
bonne endurance dans les parcours longs, sont ses qualités
actuelles. Au cours de ces dernières années, son caractère
n'a pas subi .d'évolution ou de changements importants. Nous
devons toutefois souligner que, dans ces vingt dernières
années,.nous avons rencontré parfois des sujets indésirablement
timides, trop farouches, excessivement méfiants. Il est probable
que, par le passé, afin de sauvegarder le type, on a négligé
certains traits du caractère et que, exclusivement préoccupé
l'excessive agressivité, on n'a pas considéré
avec assez d'attention certains facteurs psychiques importants.
D'autre part, il ne faut pas oublier, comme nous l'apprend Kunstler,
qu'autour des années 1910 il y avait trois noyaux géographiques
d'élevage du Dogue : un à Bordeaux, un à Paris
et un à Toulouse, avec des chiens présentant une typologie
différente.
Dans un passé encore plus lointain, on avait souvent eu recours
à des croisements avec des Dogues anglais, des Mastiffs anglais,
des Mâtins espagnols et des Mâtins allemands. Les chiens
obtenus s'étaient mélangés avec les souches
d'élevage local, donnant lieu à ces déviations.
Il en résulte donc que les passionnés et les éleveurs,
afin de s'approcher davantage du type idéal, c'est-à-dire
le bordelais, ont parfois négligé certains traits
du caractère, considérés comme moins importants,
et se sont concentrés sur les qualités morphologiques
à sauvegarder et à .fixer.
A tout cela il faut ajouter la décimation des sujets aptes
à la reproduction qui eut lieu pendant les deux guerres
L'éducation
et le dressage
Comme nous l'avons dit
auparavant, l'éducation d'un Dogue est importante afin d'instaurer
avec lui une bonne relation, et son dressage est fondamental pour
renforcer ses qualités de gardien vigilant et incorruptible.
Le but de cet ouvrage n'est pas de vous apprendre à élever
et à dresser votre Dogue. Pour cela, il existe de nombreux
ouvrages spécialisés que votre libraire pourra vous
conseiller et qui vous seront très utiles pour .éclaircir
certains doutes. Il peut être également utile de fréquenter
un centre de dressage où tout nouveau propriétaire
pourra apprendre, grâce aux conseils d'un professionnel expérimenté,
à ne pas commettre de grosses erreurs et à bien élever
son chien grâce à l'utilisation dosée des récompenses
et des réprimandes
Patience, douceur, fermeté sont les qualités principales
sont vous devez vous armer pour affronter le problème de
l'éducation.et du dressage. A partir de l'âge de quatre
mois, vous pouvez commencer un dressage de base en apprenant à
votre chiot à répondre à vos ordres. Evidemment,
dès son arrivée chez vous, vous aurez commencé
à lui faire prendre des habitudes adaptés aux vôtres,
et vous lui aurez appris les ordres nécessaire. Pour lui
apprendre d'autres comportements, il faudra lui donner des récompenses
(des petits morceaux de viande, des friandises, des caresses, et
lui faire des compliments d'une voix douce et joyeuse), mais aussi
des petites punitions (négations, blâmes exprimés
sur un ton sec). Ces outils de travail sont appelés, en langage
technique, stimuli positifs et stimuli négatifs.
L'usage des stimuli positifs ne présente pas, d'habitude,
de difficultés ; en revanche, il faut faire très attention
lorsqu'on a recours à des stimuli négatifs car l'inexpérience
à ce sujet pourrait avoir des conséquences graves,
parfois fatales. L'équilibre psychiques du chien est très
fragile, lorsque celui-ci concentre tout son esprit à essayer
de comprendre nos intentions nos ordres, non seulement à
travers la voix, mais aussi à travers nos gestes, volontaires
et involontaires, notre regard, notre odeur qui transmet, promptement
et sans équivoque, notre état d'âme. Une expérience
négative trop forte ou provoquée au mauvais moment
peut déconcerter l'élève et compromettre tout
le travail déjà accompli.
Le "rappel" est l'un des ordres fondamentaux pour apprendre
l'obéissance, et on peut le lui apprendre avant l'âge
de quatre mois. Dès le début vous pouvez éveiller
l'attention du chiot en l'appelant par son nom et en l'invitant
à .vous rejoindre en vous pliant sur les genoux pour vous
placer dans son champ visuel. Si cela ne devait pas suffire pour
qu'il avance dans votre direction, continuez de l'appeler, en reculant
lentement, toujours à genoux, de façon à augmenter
graduellement la distance qui vous sépare de lui. Cet expérience
à généralement du succès, et le chien
vous rejoindra joyeusement. A ce moment-là vous le récompenserez
avec un petit morceau de viande. En répétant l'exercice
régulièrement, le chiot comprendra vite ce que vous
désirez lorsque vous l'appelez.
Après le rappel, vous pouvez lui apprendre l'ordre "Viens
!" : répétez l'exercice plusieurs fois, en alternant
avec des moments de jeu, jusqu'à obtenir une obéissance
à l'ordre complète et totale.
La "conduite en laisse"
est un autre exercice fondamental que le chien doit apprendre à
bien exécuter. Le but de cet exercice est d'apprendre au
chien à suivre docilement son maître à la laisse,
en se tenant sur son côté gauche, sans le gêner
dans ses mouvements, et dans les différentes phases de la
marche y compris lorsqu'il accélère ou décélère
soudainement, qu'il tourne brusquement ou qu'il s'arrête,
ou se remet en marche, à l'improviste. Le chien doit suivre
son .maître du coin de l'il et ne pas se laisser conditionner
par des implusions qui lui sont transmises par la laisse reliée
au collier. Tout chien de travail doit impérativement se
tenir sur le côté gauche de son conducteur car cette
position est la seule qui permet à l'homme une totale liberté
de mouvement. On ne peut pas prétendre qu'un chiot exécute
cet exercice à la perfection mais, progressivement, on obtiendra
de bons résultats. Il faut comprendre qu'il n'est pas bon
de fatiguer un chien en le faisant marcher longtemps tous les jours.
Il n'existe pas de règle toute faite mais nous avons pu remarquer
que l'on peut obtenir quelques bons résultats en se fondant
sur ce critère : jusqu'à l'âge de six mois on
ne doit pas consacrer à la promenade plus d'un quart d'heure
par jour, plus d'une demi-heure jusqu'à dix mois et pas plus
de trois quarts d'heure jusqu'à l'âge d'un an. Pour
que le chien apprenne plus facilement la position qu'il doit tenir
.(à gauche de son conducteur), il est préférable
de commencer dans un endroit fermé, de sorte que le mur soit
toujours à gauche de la personne qui conduit le chien. De
telle manière, le chien se trouvera entre notre côté
gauche et le mur, sans être distrait par autre chose. Même
lorsqu'on effectuera, après quelque temps, cet exercice en
plein air, il est bon de chercher un endroit où il y a un
mur. une haie, une clôture, une rangée d'arbre que
vous pourrez placer sur votre côté gauche.. On apprendra
ensuite au chien l'ordre "Assis !". Cet ordre permet de progresser
vers l'obéissance totale et inconditionnel. Dans ce cas aussi,
il est préférable de commencer le travail dans un
endroit fermé ou comportant un mur sur votre côté
gauche, afin d'éviter que le chien, en exécutant l'ordre,
se place du mauvais côté. Pendant qu'on exécute
la conduite en laisse .on lui donne d'une voix ferme l'ordre "Assis
!" et on s'arrête en exerçant .de la main gauche
une légère pression sur son postérieur jusqu'à
l'obliger .à s'asseoir. Après avoir répété
.l'exercice plusieurs fois, il faut se préoccuper de le faire
exécuter correctement. Si la position du chien n'est pas
correcte, faites-le se lever, avancez un petit peu et répétez
l'ordre jusqu'à obtenir le but que vous vous étiez
fixé. Pour l'exécution de ce genre d'exercice il est
conseillé d'utiliser un collier "étrangleur",
et jamais un collier à clous.
Lorsque le chien a bien appris l'ordre ".Assis !" on peut
passer à l'ordre "Couché !". Cet ordre a pour
but d'amener le chien à se coucher sur ses quatre pattes
- et non pas à le faire s'allonger sur le flanc - et vous
permettra de le contrôler à tout moment, même
à distance, et de l'arrêter, le cas échéant.
Grâce à cet ordre le chien sera entièrement
soumis à votre volonté. Au début de l'exercice
vous vous préoccuperez surtout que l'exercice soit exécuté
rapidement sans essayer de corriger d'éventuelles erreurs
; une fois obtenu l'automatisme, vous veillerez à ce qu'il
soit bien exécuté. Mettez le chien en position en
lui intimant l'ordre "Assis !", placez-.vous en face de lui,
prenez avec vos deux mains ses membres antérieurs et, en
répétant l'ordre "Couché !" d'une voix
calme mais ferme, vous le tirerez vers vous jusqu'à lui faire
toucher le sol avec le thorax et le ventre. Après quoi, vous
l'obligerez à placer aussi sa tête contre le sol entre
ses membres antérieurs, en lui mettant la main droite sur
la tête et en lui répétant l'ordre. Pour ne
pas trop abattre le moral du chien, vous ferez suivre cet ordre
par l'ordre délivrant "Avance !", qui aura pour effet
de le faire se relever et de l'inviter à avancer, en lui
redonnant joie et vivacité
La phase suivante de l'apprentissage comprend l'ordre "Pas bouger
!" Le but de l'exercice consiste à garder le chien dans
la position couchée, même lorsque vous vous éloignez.
Commencez en donnant l'ordre ".Couché !" et, gardant
la laisse attachée au collier, amenez l'autre bout sur le
dos du chien, de sorte qu'il a la sensation d'être toujours
attaché. Placez-vous ensuite devant lui et commencez à
reculer doucement, en lui répétant toujours l'ordre
"Pas bouger !". S'il reste couché tranquillement, reculez
encore, en répétant l'ordre "Pas bouger !" et,
en contrôlant votre chien du regard, éloignez-vous
en faisant un demi-cercle autour du chien. Si tout procède
selon vos désirs, complétez le demi-cercle en marchant
à reculons, arrêtez-vous derrière lui, de sorte
que le chien puisse sentir votre présence sans toutefois
vous voir. Si possible, il serait préférable de vous
cacher, d'abord pour quelques minutes, puis plus longtemps, jusqu'à
réussir à rester caché pendant une bonne heure.
Ne vous découragez pas si, au début, le chien abandonne
la position couchée pour essayer de vous rejoindre dans votre
cachette , mais à chaque fois, avec calme et patience, vous
le ramènerez, en le .grondant, à la même place
Il est fondalental qu'un chien de garde comme le Dogue "refuse
l'hameçon". Le chien doit refuser la nourriture offerte
par des inconnus et, m.ême s'il est affamé, il ne doit
pas manger .de viande ou d'autres aliments délicieux qu'il
peut trouver dans le jardin , ou à l'extérieur pendant
la promenade. On évitera ainsi qu'il soit empoisonné
ou "corrompu". Il est très important qu'il apprenne
tout petit à ne rien accepter des inconnus. Avec l'aide d'un
ami, vous .pourrez lui faire comprendre que toute nourriture qui
ne lui est pas donnée .par vous est désagréable
et peut le rendre malade. Vous pourrez vous servir d'un collier
électrique ou avoir recours à d'autres vieilles méthodes
comme .l'aiguille qui, placée dans le morceau, lui pique
le museau au moment où il s'apprête à le mordre,
ou la boulette de viande pleine de moutarde ou de poivre. Il est
important de changer tout le temps de personne, de circonstance
et d'endroit, et de vous rappeler qu'à chaque fois qu'il
a refusé de la nourriture d'un étranger,vous devez
lui en offrir vous-même. C'est ainsi qu'il intégrera
l'idée que la seule nourriture agréable est celle
qu'il reçoit de son maître. Vous pourrez apprendre
à votre Dogue à suivre une piste, en l'habituant,
tout jeune, à vous suivre. Cela dans le but de le rendre
capable de retrouver des gens et des objets en se servant de son
odorat. Les premières fois, vous pouvez vous faire aider
par un ami. Amenez votre chien dans un endroit qu'il ne connaît
pas et demandez à votre ami de tenir votre Dogue à
la laisse, en le distrayant pour qu'il ne s'aperçoive pas
que vous vous éloignez. Avancez en ligne droite en essayant
de frotter le plus possible vos pieds sur l'herbe, et aussi, de
temps en temps, vos mains, pour laisser une bonne trace de votre
odeur. Après un parcours qui, les premières fois,
sera court, vous vous cacherez.
C'est à ce moment-là que votre assistant sollicitera
votre chien en lui donnant l'ordre "Cherche !". En le tenant
toujours à la laisse, il laissera le Dogue, après
les premiers moments de désorientation et une fois trouvé
les émanations laissées sur le terrain, commencer
à rechercher la piste qui le conduira à votre cachette.
Lorsqu'il vous aura retrouvé, vous le féliciterez
et vous le récompenserez avec une friandise. En augmentant
au fur et à mesure les difficultés du parcours, vous
réussirez à obtenir de bons résultats et vous
pourrez le mettre sur la piste d'une autre personne
L'étape suivante sera de lui apprendre à chercher
des objets que vous frotterez préalablement contre le sol
afin de laisser des signaux et des traces olfactives
Les techniques que .nous venons. D'exposer permettent de dominer
le chien et elles préparent à l'apprentissage des
exercices "d'attaque" et "de défense". Il s'agit
toutefois d'une tâche extrêmement délicate qu'il
est préférable d'effectuer avec la collaboration d'instructeurs
professionnels, lesquels sauront doser correctement les impulsions
innées de l'instinct prédateur, de l'autodéfense,
de la compétition. Celles-ci sont plus ou moins présentes
chez tous les chiens, mais chez notre molosse, qui a été
anciennement sélectionné pour la lutte et le combat,
elles peuvent créer des problèmes assez sérieux.
Pour mieux éclairer ces concepts nous allons exposer les
caractères psychologiques présents dans chaque race
canine, mais qui, selon qu'ils sont plus ou moins dominants chez
le même sujet, peuvent avoir une influence complètement
différente sur son comportement. C'est pourquoi seules les
personnes qui connaissent profondément la psychologie du
chien qu'ils doivent dresser peuvent en tirer les meilleurs résultats
et les plus grandes satisfactions .
La "trempe" est la capacité du chien à résister
à des actions extérieurs désagréables.
Il y a des chiens qui sont de trempe dure et des chiens de trempe
molle, avec tous les degrés intermédiaires. Pour le
chien dur il faut une main forte, pour le chien mou une main souple
La ."docilité", à ne pas confondre avec la trempe
molle, est la caractéristique qui permet au chien de s'intégrer
dans une structure sociale comme la meute et qui.transféré
.dans le milieu humain, favorise sa bonne intégration dans
la famille qui l'adopte et son acceptation de l'homme comme chef.
Le "courage" est la qualité. qui fait. que l'altruisme
l'emporte sur l'égoïsme : l'instinct d'autoconservation
est surmonté par l'impulsion d'affronter un.risque ou un
danger, même mortel, afin de protéger un intérêt
devenu important dans une circonstance donnée. La "vigilance"
est la réaction prompte du chien à des stimuli visuels,
auditifs olfactifs. Généralement, elle est directement
proportionnelle au courage.
"L'agressivité" n'est pas une caractéristique
qui dépend du courage ou de la peur du sujet, mais.elle est
plutôt la particularité offerte par certains sujets
apartenent à certaines races de réagir de façon
hostile à des stimuli désagréables.
La "défense" est une prédisposition à
réagir à une menace possible par une attitude hostile
ou agressive.
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