Rottweiler Bullterrier Staffordshire Boxer D.bordeaux Dobermann Mastiff Bullmastiff Mâtin de Naples


Le caractère et les aptitudes naturelles

En parlant du caractère, il est indispensable, à mon avis, de distinguer le passé et le présent, c'est-à-dire ce que le chien était avant et ce qu'il est devenu aujourd'hui. Nous allons donc examiner le passé pour mieux comprendre le présent.
L'expression française "humeur de dogue", appliquée le plus souvent à une personne coléreuse et au mauvais caractère, résume assez bien les nombreux préjugés circulant sur le

REVUE CHIEN 2000

caractère de ce chien, qui lui ont collé à la peau au cours des siècles et qui ont empêché la race de devenir populaire, ou du moins en ont limité la diffusion.
On a pu remarquer que, même ces dernières années, dans beaucoup de livres ou de revues de cynologie, lorsqu'on parle de Dogue de Bordeaux, on le présente toujours comme un molosse, dont la caractéristique principale, outre le courage qui tourne souvent en hardiesse, est de ne pas pouvoir être ramené au calme lorsque sa colère dépasse une certaine limite. Bref, dans le passé on a toujours soutenu - et cela a été confirmé par un expert comme M. Boogaerdt, ancien président de la Société des amateurs du Dogue de Bordeaux - que le Dogue, une fois excité et lancé à l'attaque par son maître, voit rouge et, tel un taureau dans une arène, ne démord pas jusqu'à ce qu'il gagne ou soit battu
Il est fort possible qu'il se soit acquis cette renommée à cause du fait que le trait belliqueux de son caractère a toujours été recherché et sélectionné à travers des accouplements avec le Bulldog anglais, dont la combativité était devenue célèbre et légendaire au cours de siècles de combats contre des taureaux, des ours, des lions, des chiens et des chimpanzés. N'oublions pas qu'en Angleterre, en 1818, soit avant que la loi de 1835 n'interdise les combats entre animaux, un journaliste d'un journal sportif anglais, le British Field Sports, avait écrit : " Le Bulldog, dédié exclusivement aux buts les plus barbares et les plus indignes, véritable voyou de son espèce, ne peut pas être justifié en prétextant l'utilité, l'humanité ou le sens commun, et la destruction totale de la race est une solution souhaitable.
Ainsi, comme il arrive très souvent, le blâme ne frappait pas ceux qui avaient manipulé la race pour leurs intérêts personnels, mais la race elle-même. Cela n'a pas cessé de se vérifier. De nos jours, en Angleterre, le problème de détruire une race canine s'est posé, dans toute sa gravité, .pour le Pitbull terrier. De plus, la ressemblance, sous beaucoup d'aspects considérable, entre le Dogue et le Bulldog de grande taille, son aspect extérieur si différent même de celui des autres chiens de type mâtin (pensons à sa particularité d'avoir le museau .rouge ou noir) ont conduit beaucoup de personnes, même très proches des milieux cybophiles, à le considérer comme un chien "différent", non seulement sous l'aspect physique, mais aussi et surtout sous l'aspect moral.
Elevé, la plupart du temps, dans des conditions de nature à exacerber le caractère, presque toujours attaché à la chaîne, et détaché seulement dans les occasions où il pouvait exprimer sa nature hardie jusqu'à montrer une terrible férocité, il est devenu, à tort, le symbole chien difficile à dresser. En effet, un chien qui a gagné, pour ainsi dire, son pain dans des combats contre des adversaires plus puissants et plus grands, s'il a d'un côté suscité, dans l'imaginaire collectif, l'admiration et le respect, de l'autre côté, il a réveillé, dans de nombreux esprits, la peur ancestrale de la bête dont il est préférable de se méfier et qu'il vaut mieux éviter.
Il en va de même du métier de "gladiateur"qui a valu à celui-ci l'exaltation et la célébrité, mais aussi l'éxécration et la condamnation.

A la fin du XIXe siècle, le cynologue italien Angelo Vecchio, en parlant de cette .race affirmait : "Si vous utilisez des manières affables, il ne les comprendra pas, si vous essayez les manières fortes, cela pourrait l'exciter jusqu'à le faire se retourner contre son propre maître. Le problème est que quand il se met en colère, il n'est pas prêt de s'arrêter, et les conséquences sont toujours douloureuses et gravissimes.
Tout cela nous fait comprendre que le très mauvais caractère était la qualité attribuée à ces chiens pendant la période où les combats étaient populaires

Les spectacles itinérants

Le professeur Triquet, déjà cité, nous apprend, dans sa thèse de médecine vétérinaire, que les combats étaient des "spectacles itinérants", dont les promoteurs étaient des propriétaires d'ours ou de loups, appelés combattiers, qui se déplaçaient dans la région des Pyrénées et du Midi de la France avec leurs animaux.
Il existait deux types de combat. L'un d'eux avait des règles qu'on pourrait définir sportives : le Dogue était entraîné pour n'attaquer et ne mordre que certaines parties du corps de l'adversaire, sous peine d'élimination. C'est pourquoi il y avait des hommes pour lesquels le dressage des chiens de combat était une véritable profession, dont chacun gardait jalousement les secrets et les trucs qui permettaient d'obtenir les meilleurs résultats.
La seule pratique commune était de garder les chiens enfermés pendant quelques jours avant les épreuves de combat avec peu de nourriture et pas de viande. Puis on les incitait contre des pantins fait de haillons et recouverts de cuir, aux formes de chien ou d'autres animaux, contenant des .morceaux de viandes. Le chien, enragé par la faim, se lançait à l'assaut et, en mordant, il savourait le goût de la chair. Ce qui explique pourquoi le Dogue était tenu à jeun pendant deux ou trois jours avant les combats officiels. Dans ce premier type de combat, où le sang ne coulait pas, on mettait à l'ours une capuche de cuir sur la tête, qui servait à lui couvrir les oreilles et le cou, ainsi qu'une muselière, pour l'empêcher de nuire à son tour. Le chien devait essayer de mettre à terre son adversaire en l'attaquant seulement dans les parties admises par les règles convenues., maintenant la prise avec les dents accrochées au cuir de la capuche. Courage, agilité pour éviter les coups de pattes et force pour faire perdre l'équilibre à d'adversaire, au moins deux fois plus lourd, et le mettre à terre : telles étaient les qualités requises.
Naturellement, l'adversaire pouvait être n'importe quel autre animal, pourvu qu'il soit suffisamment fort. Faute d'animaux apportés par les combattiers, des hyènes et des léopards, entre autres, mais surtout le taureau et l'âne, étaient utilisés comme adversaires. Il ne faut pas oublier que la tauromachie était pratiquée depuis les temps les plus anciens dans la région des Pyrénées et dans le sud de la France
A ce propos, nous tenons à rappeler ici le très célèbre Dogue Caporal, surnommé "L'imbattable" pour les victoires remportées dans les années 1889 contre les taureaux. Son propriétaire était le restaurateur de l'hôtel de la Gare de Tarbes, qui était très fier de montrer aux gens les cicatrices des blessures subies dans les combats. Un autre Dogue, Hercules, fut vaincu, et mourut, après s'être battu contre un léopard au zoo de San Francisco. Ce fut très probablement un des derniers combats officiels.
Pour en revenir aux règles de combat, si le chien grognait ou montrait les dents au lieu de lancer à l'attaque, ou, pire, s'il refusait d'avancer dans .l'arène contre son adversaire, il était immédiatement éliminé pour manque de combativité. Evidemment, ces sujets peu combatifs, n'étaient pas sélectionnés pour la reproduction (on agissait de même avec les Bulldogs en Angleterre)
L'autre type de combat était, en revanche, poursuivi jusqu 'à la mort. Dans ces cas-là, l'adversaire était, la plupart du temps, un loup, mais parfois aussi l'ours, sans protections ni muselière. La vanité des propriétaires des chiens, qui voulaient posséder le chien le plus fort, les poussait à les faire combattre sans règles et sans exclusion de morsures.
Après l'abolition, par la loi, des combats, le nombre de chiens se réduisit rapidement, à tel point que Kunstler, dans son étude critique déjà citée de 1910 .sur le Dogue de Bordeaux, affirmait : " Rien n'est plus commun que le nom, rien n'est plus rare que la chose." L'élevage traversa des périodes de difficultés, comme nous l'avons déjà vu, surtout pendant les deux guerres mondiales. On écarta de la reproduction les sujets les plus mordants on essaya d'éliminer les côtés les plus déplorables du caractère et de ne sélectionner que les qualités d'équilibre psychique. Le très mauvais caractère souligné par ceux qui .ont connu cette race dans la période la plus sanguinaire de son histoire a laissé la place, aujourd'hui, sous une apparence terrible, sous une apparence terrible et féroce, à une grande affection, à un désir d'amour à une fidélité absolue.
Ce que le Dogue désire par-dessus tout, c'est de rester toujours près de son maître, à la recherche d'un mot d'approbation ou d'une caresse. Sa présence peur être physiquement encombrante, mais jamais envahissante. La discrétion est l'une de ses caractéristiques. Il est un compagnon patient lorsqu'il joue avec les enfants, qu'il protège promptement en cas de danger, et, malgré sont physique imposant, il sait être délicat avec eux. Son museau court et carré, uni au volume de sa tête, lui confère une grande expressivité, accentuée par les nombreuses rides et par les grosses babines. L'expression de sa face change selon les circonstances et, tels les traits exagérés de certaine dessins animés, elle évoque une façon amusante d'affronter la vie quotidienne, et fait penser à une sorte de caricature de l'être humain.
Il garde, envers les étrangers, une méfiance innée qui se manifeste à travers .un regard attentif et figé, une tension musculaire, presque imperceptible, qui le rend prêt à l'action. Il aboie très peu et seulement lorsque c'est nécessaire.
Il peut sembler, parfois, paresseux, mais en réalité il ne l'est pas. Des réflexes .très rapides, l'élan, l'agilité, la vitesse dans les parcours courts et une assez bonne endurance dans les parcours longs, sont ses qualités actuelles. Au cours de ces dernières années, son caractère n'a pas subi .d'évolution ou de changements importants. Nous devons toutefois souligner que, dans ces vingt dernières années,.nous avons rencontré parfois des sujets indésirablement timides, trop farouches, excessivement méfiants. Il est probable que, par le passé, afin de sauvegarder le type, on a négligé certains traits du caractère et que, exclusivement préoccupé l'excessive agressivité, on n'a pas considéré avec assez d'attention certains facteurs psychiques importants. D'autre part, il ne faut pas oublier, comme nous l'apprend Kunstler, qu'autour des années 1910 il y avait trois noyaux géographiques d'élevage du Dogue : un à Bordeaux, un à Paris et un à Toulouse, avec des chiens présentant une typologie différente.
Dans un passé encore plus lointain, on avait souvent eu recours à des croisements avec des Dogues anglais, des Mastiffs anglais, des Mâtins espagnols et des Mâtins allemands. Les chiens obtenus s'étaient mélangés avec les souches d'élevage local, donnant lieu à ces déviations. Il en résulte donc que les passionnés et les éleveurs, afin de s'approcher davantage du type idéal, c'est-à-dire le bordelais, ont parfois négligé certains traits du caractère, considérés comme moins importants, et se sont concentrés sur les qualités morphologiques à sauvegarder et à .fixer.
A tout cela il faut ajouter la décimation des sujets aptes à la reproduction qui eut lieu pendant les deux guerres

L'éducation et le dressage

Comme nous l'avons dit auparavant, l'éducation d'un Dogue est importante afin d'instaurer avec lui une bonne relation, et son dressage est fondamental pour renforcer ses qualités de gardien vigilant et incorruptible. Le but de cet ouvrage n'est pas de vous apprendre à élever et à dresser votre Dogue. Pour cela, il existe de nombreux ouvrages spécialisés que votre libraire pourra vous conseiller et qui vous seront très utiles pour .éclaircir certains doutes. Il peut être également utile de fréquenter un centre de dressage où tout nouveau propriétaire pourra apprendre, grâce aux conseils d'un professionnel expérimenté, à ne pas commettre de grosses erreurs et à bien élever son chien grâce à l'utilisation dosée des récompenses et des réprimandes
Patience, douceur, fermeté sont les qualités principales sont vous devez vous armer pour affronter le problème de l'éducation.et du dressage. A partir de l'âge de quatre mois, vous pouvez commencer un dressage de base en apprenant à votre chiot à répondre à vos ordres. Evidemment, dès son arrivée chez vous, vous aurez commencé à lui faire prendre des habitudes adaptés aux vôtres, et vous lui aurez appris les ordres nécessaire. Pour lui apprendre d'autres comportements, il faudra lui donner des récompenses (des petits morceaux de viande, des friandises, des caresses, et lui faire des compliments d'une voix douce et joyeuse), mais aussi des petites punitions (négations, blâmes exprimés sur un ton sec). Ces outils de travail sont appelés, en langage technique, stimuli positifs et stimuli négatifs.
L'usage des stimuli positifs ne présente pas, d'habitude, de difficultés ; en revanche, il faut faire très attention lorsqu'on a recours à des stimuli négatifs car l'inexpérience à ce sujet pourrait avoir des conséquences graves, parfois fatales. L'équilibre psychiques du chien est très fragile, lorsque celui-ci concentre tout son esprit à essayer de comprendre nos intentions nos ordres, non seulement à travers la voix, mais aussi à travers nos gestes, volontaires et involontaires, notre regard, notre odeur qui transmet, promptement et sans équivoque, notre état d'âme. Une expérience négative trop forte ou provoquée au mauvais moment peut déconcerter l'élève et compromettre tout le travail déjà accompli.
Le "rappel" est l'un des ordres fondamentaux pour apprendre l'obéissance, et on peut le lui apprendre avant l'âge de quatre mois. Dès le début vous pouvez éveiller l'attention du chiot en l'appelant par son nom et en l'invitant à .vous rejoindre en vous pliant sur les genoux pour vous placer dans son champ visuel. Si cela ne devait pas suffire pour qu'il avance dans votre direction, continuez de l'appeler, en reculant lentement, toujours à genoux, de façon à augmenter graduellement la distance qui vous sépare de lui. Cet expérience à généralement du succès, et le chien vous rejoindra joyeusement. A ce moment-là vous le récompenserez avec un petit morceau de viande. En répétant l'exercice régulièrement, le chiot comprendra vite ce que vous désirez lorsque vous l'appelez.
Après le rappel, vous pouvez lui apprendre l'ordre "Viens !" : répétez l'exercice plusieurs fois, en alternant avec des moments de jeu, jusqu'à obtenir une obéissance à l'ordre complète et totale.

La "conduite en laisse" est un autre exercice fondamental que le chien doit apprendre à bien exécuter. Le but de cet exercice est d'apprendre au chien à suivre docilement son maître à la laisse, en se tenant sur son côté gauche, sans le gêner dans ses mouvements, et dans les différentes phases de la marche y compris lorsqu'il accélère ou décélère soudainement, qu'il tourne brusquement ou qu'il s'arrête, ou se remet en marche, à l'improviste. Le chien doit suivre son .maître du coin de l'œil et ne pas se laisser conditionner par des implusions qui lui sont transmises par la laisse reliée au collier. Tout chien de travail doit impérativement se tenir sur le côté gauche de son conducteur car cette position est la seule qui permet à l'homme une totale liberté de mouvement. On ne peut pas prétendre qu'un chiot exécute cet exercice à la perfection mais, progressivement, on obtiendra de bons résultats. Il faut comprendre qu'il n'est pas bon de fatiguer un chien en le faisant marcher longtemps tous les jours. Il n'existe pas de règle toute faite mais nous avons pu remarquer que l'on peut obtenir quelques bons résultats en se fondant sur ce critère : jusqu'à l'âge de six mois on ne doit pas consacrer à la promenade plus d'un quart d'heure par jour, plus d'une demi-heure jusqu'à dix mois et pas plus de trois quarts d'heure jusqu'à l'âge d'un an. Pour que le chien apprenne plus facilement la position qu'il doit tenir .(à gauche de son conducteur), il est préférable de commencer dans un endroit fermé, de sorte que le mur soit toujours à gauche de la personne qui conduit le chien. De telle manière, le chien se trouvera entre notre côté gauche et le mur, sans être distrait par autre chose. Même lorsqu'on effectuera, après quelque temps, cet exercice en plein air, il est bon de chercher un endroit où il y a un mur. une haie, une clôture, une rangée d'arbre que vous pourrez placer sur votre côté gauche.. On apprendra ensuite au chien l'ordre "Assis !". Cet ordre permet de progresser vers l'obéissance totale et inconditionnel. Dans ce cas aussi, il est préférable de commencer le travail dans un endroit fermé ou comportant un mur sur votre côté gauche, afin d'éviter que le chien, en exécutant l'ordre, se place du mauvais côté. Pendant qu'on exécute la conduite en laisse .on lui donne d'une voix ferme l'ordre "Assis !" et on s'arrête en exerçant .de la main gauche une légère pression sur son postérieur jusqu'à l'obliger .à s'asseoir. Après avoir répété .l'exercice plusieurs fois, il faut se préoccuper de le faire exécuter correctement. Si la position du chien n'est pas correcte, faites-le se lever, avancez un petit peu et répétez l'ordre jusqu'à obtenir le but que vous vous étiez fixé. Pour l'exécution de ce genre d'exercice il est conseillé d'utiliser un collier "étrangleur", et jamais un collier à clous.
Lorsque le chien a bien appris l'ordre ".Assis !" on peut passer à l'ordre "Couché !". Cet ordre a pour but d'amener le chien à se coucher sur ses quatre pattes - et non pas à le faire s'allonger sur le flanc - et vous permettra de le contrôler à tout moment, même à distance, et de l'arrêter, le cas échéant. Grâce à cet ordre le chien sera entièrement soumis à votre volonté. Au début de l'exercice vous vous préoccuperez surtout que l'exercice soit exécuté rapidement sans essayer de corriger d'éventuelles erreurs ; une fois obtenu l'automatisme, vous veillerez à ce qu'il soit bien exécuté. Mettez le chien en position en lui intimant l'ordre "Assis !", placez-.vous en face de lui, prenez avec vos deux mains ses membres antérieurs et, en répétant l'ordre "Couché !" d'une voix calme mais ferme, vous le tirerez vers vous jusqu'à lui faire toucher le sol avec le thorax et le ventre. Après quoi, vous l'obligerez à placer aussi sa tête contre le sol entre ses membres antérieurs, en lui mettant la main droite sur la tête et en lui répétant l'ordre. Pour ne pas trop abattre le moral du chien, vous ferez suivre cet ordre par l'ordre délivrant "Avance !", qui aura pour effet de le faire se relever et de l'inviter à avancer, en lui redonnant joie et vivacité
La phase suivante de l'apprentissage comprend l'ordre "Pas bouger !" Le but de l'exercice consiste à garder le chien dans la position couchée, même lorsque vous vous éloignez. Commencez en donnant l'ordre ".Couché !" et, gardant la laisse attachée au collier, amenez l'autre bout sur le dos du chien, de sorte qu'il a la sensation d'être toujours attaché. Placez-vous ensuite devant lui et commencez à reculer doucement, en lui répétant toujours l'ordre "Pas bouger !". S'il reste couché tranquillement, reculez encore, en répétant l'ordre "Pas bouger !" et, en contrôlant votre chien du regard, éloignez-vous en faisant un demi-cercle autour du chien. Si tout procède selon vos désirs, complétez le demi-cercle en marchant à reculons, arrêtez-vous derrière lui, de sorte que le chien puisse sentir votre présence sans toutefois vous voir. Si possible, il serait préférable de vous cacher, d'abord pour quelques minutes, puis plus longtemps, jusqu'à réussir à rester caché pendant une bonne heure. Ne vous découragez pas si, au début, le chien abandonne la position couchée pour essayer de vous rejoindre dans votre cachette , mais à chaque fois, avec calme et patience, vous le ramènerez, en le .grondant, à la même place
Il est fondalental qu'un chien de garde comme le Dogue "refuse l'hameçon". Le chien doit refuser la nourriture offerte par des inconnus et, m.ême s'il est affamé, il ne doit pas manger .de viande ou d'autres aliments délicieux qu'il peut trouver dans le jardin , ou à l'extérieur pendant la promenade. On évitera ainsi qu'il soit empoisonné ou "corrompu". Il est très important qu'il apprenne tout petit à ne rien accepter des inconnus. Avec l'aide d'un ami, vous .pourrez lui faire comprendre que toute nourriture qui ne lui est pas donnée .par vous est désagréable et peut le rendre malade. Vous pourrez vous servir d'un collier électrique ou avoir recours à d'autres vieilles méthodes comme .l'aiguille qui, placée dans le morceau, lui pique le museau au moment où il s'apprête à le mordre, ou la boulette de viande pleine de moutarde ou de poivre. Il est important de changer tout le temps de personne, de circonstance et d'endroit, et de vous rappeler qu'à chaque fois qu'il a refusé de la nourriture d'un étranger,vous devez lui en offrir vous-même. C'est ainsi qu'il intégrera l'idée que la seule nourriture agréable est celle qu'il reçoit de son maître. Vous pourrez apprendre à votre Dogue à suivre une piste, en l'habituant, tout jeune, à vous suivre. Cela dans le but de le rendre capable de retrouver des gens et des objets en se servant de son odorat. Les premières fois, vous pouvez vous faire aider par un ami. Amenez votre chien dans un endroit qu'il ne connaît pas et demandez à votre ami de tenir votre Dogue à la laisse, en le distrayant pour qu'il ne s'aperçoive pas que vous vous éloignez. Avancez en ligne droite en essayant de frotter le plus possible vos pieds sur l'herbe, et aussi, de temps en temps, vos mains, pour laisser une bonne trace de votre odeur. Après un parcours qui, les premières fois, sera court, vous vous cacherez.
C'est à ce moment-là que votre assistant sollicitera votre chien en lui donnant l'ordre "Cherche !". En le tenant toujours à la laisse, il laissera le Dogue, après les premiers moments de désorientation et une fois trouvé les émanations laissées sur le terrain, commencer à rechercher la piste qui le conduira à votre cachette. Lorsqu'il vous aura retrouvé, vous le féliciterez et vous le récompenserez avec une friandise. En augmentant au fur et à mesure les difficultés du parcours, vous réussirez à obtenir de bons résultats et vous pourrez le mettre sur la piste d'une autre personne
L'étape suivante sera de lui apprendre à chercher des objets que vous frotterez préalablement contre le sol afin de laisser des signaux et des traces olfactives
Les techniques que .nous venons. D'exposer permettent de dominer le chien et elles préparent à l'apprentissage des exercices "d'attaque" et "de défense". Il s'agit toutefois d'une tâche extrêmement délicate qu'il est préférable d'effectuer avec la collaboration d'instructeurs professionnels, lesquels sauront doser correctement les impulsions innées de l'instinct prédateur, de l'autodéfense, de la compétition. Celles-ci sont plus ou moins présentes chez tous les chiens, mais chez notre molosse, qui a été anciennement sélectionné pour la lutte et le combat, elles peuvent créer des problèmes assez sérieux. Pour mieux éclairer ces concepts nous allons exposer les caractères psychologiques présents dans chaque race canine, mais qui, selon qu'ils sont plus ou moins dominants chez le même sujet, peuvent avoir une influence complètement différente sur son comportement. C'est pourquoi seules les personnes qui connaissent profondément la psychologie du chien qu'ils doivent dresser peuvent en tirer les meilleurs résultats et les plus grandes satisfactions .
La "trempe" est la capacité du chien à résister à des actions extérieurs désagréables. Il y a des chiens qui sont de trempe dure et des chiens de trempe molle, avec tous les degrés intermédiaires. Pour le chien dur il faut une main forte, pour le chien mou une main souple
La ."docilité", à ne pas confondre avec la trempe molle, est la caractéristique qui permet au chien de s'intégrer dans une structure sociale comme la meute et qui.transféré .dans le milieu humain, favorise sa bonne intégration dans la famille qui l'adopte et son acceptation de l'homme comme chef.
Le "courage" est la qualité. qui fait. que l'altruisme l'emporte sur l'égoïsme : l'instinct d'autoconservation est surmonté par l'impulsion d'affronter un.risque ou un danger, même mortel, afin de protéger un intérêt devenu important dans une circonstance donnée. La "vigilance" est la réaction prompte du chien à des stimuli visuels, auditifs olfactifs. Généralement, elle est directement proportionnelle au courage.
"L'agressivité" n'est pas une caractéristique qui dépend du courage ou de la peur du sujet, mais.elle est plutôt la particularité offerte par certains sujets apartenent à certaines races de réagir de façon hostile à des stimuli désagréables.
La "défense" est une prédisposition à réagir à une menace possible par une attitude hostile ou agressive.


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