Rottweiler Bullterrier Staffordshire Boxer D.bordeaux Dobermann Mastiff Bullmastiff Mâtin de Naples


Les origines du Boxer
     La plupart des races canines possèdent autant de récits légendaires à propos de leur existence que de faits réels prouvés et reconnu concernant leurs origines et leur histoire.
Difficile, dans cette situation, d'établir avec certitude leur passé, quel qu'il soit. Si le Boxer, étant une race conçue récemment, tire bien son épingle du jeu, il ne fait pas pour autant exception à la règle.
     Il nous a donc paru intéressant d'énoncer au moins une histoire qui, si elle n'est que peu probable, a l'avantage d'être parfaitement originale et sympathique,
avant de retracer sérieusement les hypothèses les plus vraisemblables concernant la création
et l'évolution de la race.

Les ancêtres des chiens ayant évolué vers le Boxer pourraient être ceux qui vivaient il y a plusieurs milliers d'années dans les massifs montagneux d'Eurasie.

Il s'agissait d'animaux trapus,à la tête puissante et aux oreilles tombantes. En fonction des climats et des reliefs, on pouvait voir de nombreuses sortes de ces chiens, mais on en distinguait surtout deux grandes familles : ceux qui avaient le poil ras, en raison d'un climat plu clément, et qui ressemblaient quelque peu à nos Mastiffs, Mâtins de Naples et Dogues de Bordeaux actuels ; et ceux qui avaient le poil long, du fait de conditions météorologiques plus froides, tels que nos Dogues du Tibet.
Mais de tout cela, rien n'est sûr, et certains n'hésitent pas à dire, par exemple, que le Dogue de Bordeaux descendrait du Mâtin du Tibet ; les différenciations considérant la robe se seraient alors faites plus tard dans l'évolution.
Pour beaucoup, ces Mâtins du Tibet seraient à l'origine de presque tous les molossoîdes.


L'arrivée d'un molosse en Europe

En fait, ce serait les Phéniciens, qui étaient d'excellents commerçants et des navigateurs dans l'âme, qui, par leurs parcours commerciaux, auraient introduit un molosse proche du Mâtin du Tibet en Europe.
Cette sorte de chien, originaire sans doute d'Assyrie et des Indes, serait, d'après certaines explications, un descendant du grand loup indien. Toujours est-il qu'il s'implanta assez facilement en Gaule puis dans les îles britanniques, et enfin en Europe du Nord, plusieurs milliers d'années .avant Jésus-Christ.
Ce serait donc les peuplades celtes qui les premières auraient utilisé ces animaux impressionnants et féroces pour leurs activités guerrières, les harnachant de toute l'instrumentation aussi subtile qu'efficace et sanguinaire que l'on peut sans peine imaginer : protections et cuirasses, colliers de clous, lance fixée en direction de l'ennemi…

Ces "monstres de guerre" prenaient une importance telle qu'ils étaient cités dans bien des récits, quand ils n'en étaient pas tout simplement les acteurs principaux !
Des légendes en histoires, ils furent même associés à certains cultes religieux…

Quelques décennies avant Jésus-Christ, les armées de Jules César se heurtèrent au mur de guerriers celtes et à leurs formidables chiens -soldats, impressionnants et parfaitement opérationnels, lors de l'invasion de l'Angleterre (la Bretagne d'alors). César ramena quelques sujets de ces guerriers quadrupèdes à Rome, où ils furent appréciés, soignés avec respect et une grande attention, et servirent tant à parader qu'à faire des adversaires redoutables des jeux du cirque.
Les molosses avaient donc réussi à se propager jusqu'au Bassin méditerranéen, mais ans pour autant en oublier le reste de l'Europe et en particulier l'Allemagne. En effet, bien avant César , au .IIe siècle avant Jésus-Christ, les peuplades germaniques des Cimbres et des Teutons possédaient déjà des chiens de type Mâtin, très proches des animaux apportés par les Phéniciens : grands, puissants, tout en muscles, et particulièrement agressifs.
Par la suite, les Germains élevèrent, si on peut vraiment parler d'élevage, deux sortes de chiens imposants et massifs, qui toutes deux avaient les oreilles pendantes :
- des chiens auxiliaires des bergers, qui en fait étaient utilisés pour protéger les troupeaux de bétail des nombreux prédateurs qui n'étaient, en cette époque, pas encore exterminés : loups, voleurs, ours, chiens errants et/ou sauvages…

Ces gardiens protégeant les troupeaux étaient, en, général, recouverts de longs poils et d'une épaisse couche de sous-poil.
On les appelait les Baerenbeisser, les "mordeurs d'ours" ;
- des chiens très agressifs et belliqueux, les Saupackers ("saisisseur de truites") que l'on nommait aussi Bullenbeisser ("mordeurs de taureaux").


Retour